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L’ex-Président de la FHF fait appel contre la décision du Comité d’Éthique de la FIFA le bannissant à vie pour abus sexuels sur mineures

Jeudi 28 janvier 2021 ((rezonodwes.com))–

Dans un communiqué en date du 28 janvier 2021, l’ancien Président de la Fédération Haïtienne de Football, M. Yves Jean-Bart, à travers ses avocats , a annoncé avoir exercé un appel auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) par déclaration en date fu 27 janvier 2021 contre la décision du Comité d’Ethique de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) du 18 novembre 2020 le banissant à vie de toutes les activités liées au football et le condamnant à une amende de un million de francs suisses pour abus sexuels sur mineurs.

M. Yves  » Dadou » Jean-Bart, dans ce même communiqué, dit  » entendre continuer de clamer son innocence et faire annuler la décision rendue par la FIFA en violation de plusieurs règles de procédure et au mépris de principes élémentaires tels que la présomption d’innocence et l’instruction contradictoire dans l’établissement des faits « .

Rappelons que la Fédération internationale de football association (FIFA) a rédigé un rapport accablant sur Yves « Dadou » Jean-Bart.

Dans ce document de 45 pages, les juges ont révélé les détails de l’enquête sur les agressions sexuelles présumées qui auraient été perpétrées par l’ex-président de la Fédération haïtienne de football.

Selon le document, Yves Jean-Bart, en poste durant plus de 20 ans, aurait fait au moins 14 victimes. Il aurait violé certaines d’entre elles alors qu’elles n’avaient que 14 ans. Il faisait de certaines joueuses de la sélection nationale ses “maîtresses régulières”. Le jugement explique les motifs qui ont conduit à la suspension à vie de Jean-Bart en novembre dernier.

Plus loin, le rapport indique que «plusieurs des jeunes femmes étaient issues de milieu très pauvre et qu’elles étaient reconnues comme des « restavèk » de l’ancien président». Une joueuse de 14 ans serait apparemment devenue enceinte avant d’être conduite par des officiels de la fédération pour qu’elle subisse un avortement.

Les juges ont conclu que « le comportement de M. Jean-Bart est simplement inexcusable et une honte pour tout officiel du soccer ». « La douleur et la souffrance qu’il a causées aux victimes de ses agressions sexuelles ne peuvent pas être totalement comprises », poursuivent-ils.

Pour défendre leur client face à ces graves accusations, les avocats de « Dadou » demandent au TAS de  » constater qu’aucune victime identifiable n’apparait dans la décisions de la FIFA, que les éléments de la défense de M. Jean-Bart n’ont pas été examinés avec l’impartialité attendue d’une instance Internationale ».

En conclusion , M. Jean Bart déclare attendre avec sérénité la décision du TAS pour « réhabiliter son honneur et sa réputation ».

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