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L’État haïtien traduit la firme dominicaine HADOM en justice

Source Dieudonné Joachim | Le Nouvelliste

 

 

L’État haïtien a adressé une mise en demeure à la firme dominicaine HADOM qui n’a pas respecté les délais prescrits liant les deux parties concernant les travaux de construction du nouveau palais législatif. Au nom de l’État, le ministre de la Planification et de la Planification et de la Coopération externe, Aviol Fleurant, a finalement résilié le contrat totalisant 33 millions de dollars.

Une avance de l’ordre de 10 millions dollars avait déjà été décaissée par l’État haïtien à la firme d’exécution dominicaine. Depuis quelque temps, la firme s’est littéralement volatilisée dans la nature. Le Parlement a déjà statué sur le dossier. À cet effet, sur instruction du président de la république Jovenel Moïse l’action publique est finalement mise en mouvement contre cette firme.

Aviol Fleurant a fait l’annonce de cette action en justice contre HADOM, le mercredi 22 novembre sur les ondes de la radio Vision 2000 et a aussi fait savoir qu’il a acheminé une requête au ministre de l’Economie et des Finances qui est le ministre de tutelle du directeur de la Direction générale des impôts (DGI) pour représenter l’État haïtien dans cette affaire.

« L’Etat exige que la firme restitue l’argent et payer pour les préjudices causés à son encontre », a expliqué le ministre de la Planification et de la Coopération externe. Pour lui, le commun des mortels qui fréquente les alentours du bâtiment est incapable de comprendre ce décaissement, il ne peut pas le voir.

La raison est simple : un rapport de l’Unité de construction de logements et de bâtiments publics (UCLBP) estime que seulement 6,5 millions dollars ont déjà été dépensés par la firme dans l’enfoncement de longs pieux sur ce terrain accidenté du bicentenaire. Aviol Fleurant qualifie de détournement de fonds les agissements de la firme qui a construit d’autres infrastructures sportives un peu partout à travers le pays.

Le rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion des fonds PetroCaribe, dans le sillage de l’actualité, n’a pas fini de faire couler d’encre et de salive à propos des différents projets financés, par-ci par-là. Les locaux devant abriter le Parlement haïtien ont été financés par des fonds provenant de l’annulation de la dette d’Haïti.

La construction au Ciné Triomphe dont le coût total d’exécution des travaux est de 6 061 139 dollars et exécutée par la même firme dominicaine financée par les Fonds PetroCaribe et d’autres projets sont redevenus au-devant de la scène. Au Ciné Triomphe reconstruit et inauguré sous l’ère Michel Martelly, la firme de supervision a observé une malfaçon à corriger par l’exécutant, selon les données fournies par l’Unité technique d’exécution (UTE) du MPCE.

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