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Jovenel Moïse en visite au barreau de Port-au-Prince

Source Jean Daniel Sénat | Le Nouvelliste

 

 

Le président élu Jovenel Moïse a rendu une visite de courtoisie au barreau de Port-au-Prince. Selon lui, sa présence chez les hommes de la basoche témoigne de sa volonté à renforcer les institutions du pays au cours de son administration. Le bâtonnier de l’ordre des avocats, Stanley Gaston, qui a qualifié cette visite d’historique, a évoqué les problèmes qui gangrènent l’appareil judiciaire et promis que le barreau se posera en défenseur de l’État de droit. 

 

À 8 jours de son entrée en fonction, Jovenel Moïse s’est rendu, par courtoisie, au barreau de Port-au-Prince au Bicentenaire. Il en a profité pour promettre son support dans la résolution d’une crise institutionnelle qui n’est pas que l’apanage du pouvoir judiciaire. « Toutes les institutions républicaines sont en crise. Nous serons là, comme président de la République, pour garantir leur bonne marche. Ce matin, je viens dire aux avocats que je suis prêt à travailler pour le renforcement des institutions, à apporter les solutions », a-t-il promis. Jovenel Moïse indique, dans la foulée, qu’il attend les cahiers des charges des avocats. Car, avance-t-il, le barreau doit jouer son rôle dans la formulation des termes de référence des états généraux sectoriels. « Les 3 pouvoirs de l’État doivent jouer leur rôle. Il n’y a pas de justice sans avocat. Il est clair que ces derniers comptent beaucoup pour nous », a-t-il fait remarquer.

Plus loin, le 55e président d’Haïti a promis de s’attaquer aux problèmes du cadastre durant son mandat. « On ne peut pas parler de développement économique sans un État de droit. Nous devons résoudre le problème de la spoliation. Nous allons travailler avec les avocats, les notaires et les arpenteurs pour rétablir l’ordre à ce niveau. Il n’y aura pas de chasse aux sorcières, mais aux grands maux, les grands remèdes », a-t-il tancé. Le bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Stanley Gaston, s’est réjoui de la visite du président élu, arguant qu’il s’agit d’une grande première dans les annales de cette institution vieille de 150 ans. « Le barreau de Port-au-Prince est la plus ancienne, la plus prestigieuse et la mieux réglementée des institutions de la société civile.

Un chef d’État ayant un projet porteur pour la justice doit rencontrer dès le départ certaines institutions dans le but d’harmoniser les rapports », estime-t-il. Avec le nouveau président, le bâtonnat a également abordé les problèmes qui affectent le fonctionnement de la justice, notamment les problèmes de management et la corruption. « La situation est intenable. Il était nécessaire d’en faire part au président. Nous sommes bien contents qu’il va engager des pourparlers au niveau sectoriel. À ce moment, nous allons préparer notre cahier des charges.

Nous ferons valoir nos points de vue et proposerons des recommandations qui, si elles sont prises en considération, peuvent changer l’avenir du pays », ont fait savoir les bâtonniers. Stanley Gaston promet que son secteur se portera en gardien de l’État de droit durant le mandat de Jovenel Moïse. « Nous jouons un rôle de vigie en matière d’État de droit. Toutes les fois que la présidence, l’exécutif et l’Etat en général garantiront l’État de droit, le barreau de Port-au-Prince sera à leur côté. Cependant, en cas d’écart, nous assumerons notre responsabilité légale, sociale et historique.

À ce moment, nous allons faire entendre notre voix pour que l’exécutif change d’orientation », prévient-il. Le bâtonnier a profité de la visite du président élu pour le mettre au parfum de la conférence internationale des barreaux qui se tiendra en Haïti en décembre prochain. « C’est pratiquement la Coupe du monde que nous allons amener en Haïti. Il y aura l’ensemble des institutions internationales ici.

Partout, on voit que les chefs d’État se battent pour que leur pays reçoivent cet évènement (…) Il est important d’avoir des pourparlers avec le président afin que la société haïtienne puisse se sentir concernée de cette réception. Nous allons amener du monde. Le pays doit changer d’image pour qu’on puisse aller de l’avant », a-t-il plaidé.

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