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Haïti-Politique : Sept anciens premiers ministres consultés sur d’éventuels amendements constitutionnels. Rencontre historique, estime le député Jerry Tadieu

P-au-P, 19 déc. 2017 [AlterPresse] — Le président de la Commission spéciale sur l’amendement de la constitution de la chambre des députés, Jerry Tardieu, qualifie d’historique la réunion le 19 décembre entre cette entité et les anciens premiers ministres du pays.

Sept anciens premiers ministres ont été présents : Evans Paul, Laurent Salvador Lamothe, Enexe Jean-charles, Jacques Edouard Alexis, Yvon Neptune, Jean-Marie Chéréstal et Rony Smath.

C’est une journée historique dans la mesure où c’est pour la première fois dans l’histoire du pays que des anciens chefs de gouvernement acceptent de s’asseoir ensemble pour se pencher sur l’amendement de la constitution et proposer des solutions aux problèmes qui s’y trouvent, déclare Tardieu, lors d’un point de presse le mardi 19 décembre 2017.

Une des propositions d’Evans Paul est de faire du Créole la première langue officielle du pays, car il est la langue fondamentale qui permet la communication entre tous les Haïtiens.

Il dit ne pas écarter pour autant le Français, qui doit être la deuxième langue officielle.

Actuellement, la constitution établit simplement que le pays dispose de deux langues officielles, le Créole et le Français.

Paul propose également d’accepter deux mandats consécutifs pour un président, ce qui ne prévoit pas la présente constitution. C’est une très bonne chose, dit-il, car selon lui, cette possibilité permettrait de mieux concrétiser la vision d’un chef d’État.

La commission prévoit de rencontrer ce mercredi 20 décembre 2017, la Fédération nationale des Assemblées de la section communale (Asec) et la Fédération nationale des Conseils d’administration de la section communale (Casec).

Le Jeudi 21 décembre 2017, la commission rencontre le secteur populaire.

La commission est déterminée et maintient le rendez-vous du 31 mars 2018 pour accoucher d’une recommandation d’amendement, promet Tardieu.

Le projet d’amendement de la Constitution haïtienne de 1987 risque d’aggraver la situation politique actuelle, a récemment estimé l’ancien sénateur Jean William Jeanty, coordonnateur national du parti Kontrapèpla, dans une interview accordée à la station en ligne AlterRadio.

Cette démarche inopportune ne va pas, selon lui, résoudre les problèmes du pays.

Il exhorte, de préférence, le pouvoir à organiser une « conférence nationale souveraine » avec toutes les forces du pays, pour poser les problèmes et en trouver les solutions, sur la base de consensus.

Créée en mars 2017, une Commission spéciale de la chambre des députés, dotée d’un mandat de 2 ans, mène des consultations avec différents secteurs de la vie nationale, en vue de l’amendement de la Constitution haïtienne de 1987.

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