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Haïti-Justice : Le juge Jean Wilner Morin aurait annulé sa demande à la Dcpj d’auditionner Aristide, selon l’avocat Gervais Charles

P-au-P, 02 févr. 2017 [AlterPresse] — Le juge Jean Wilner Morin aurait renoncé à la demande, faite à la Direction centrale de la police judiciaire (Dcpj), d’auditionner l’ancien président Jean-Bertrand Aristide comme témoin, indique à AlterPresse Me Gervais Charles, l’un de ses avocats.

L’ex-président devait comparaître, à titre de témoin, par-devant le cabinet du juge, dans le cadre d’une enquête ouverte contre l’ancien commissaire divisionnaire de la Police nationale d’Haïti (Pnh), Jacques Anthony Nazaire, pour le blanchiment des avoirs.

Cette commission rogatoire a été octroyée à la Dcpj, le mardi 31 janvier 2017, par le juge.

Morin aurait appelé les avocats d’Aristide pour les informer du retrait de la note qu’il avait adressée, en date du mercredi 1er février 2017, à la Dcpj, qui devait saisir le Bureau des affaires financières et économiques (Bafe) afin d’auditionner l’ancien chef d’État dans les meilleurs délais, confirme Charles.

Il qualifie d’« incident » le transfert de la note à la Dcpj, en vue d’auditionner Aristide après qu’il a boudé, le mardi 31 janvier 2017, une invitation du juge d’instruction.

Les avocats d’Aristide, en l’occurrence Gervais Charles et Mario Joseph, avaient adressé une requête au juge pour lui demander un report, pour le 13 février 2017, de l’audience, en raison d’empêchements, auxquels ils seraient confrontés, pour assister leur client.

Charles, qui dit, toutefois, n’être pas en mesure de donner une date pour la tenue de l’audience, a fait savoir que le juge a accordé le report.

« Le juge enverra une autre invitation, s’il le veut ». Aristide est prêt à se présenter par-devant la justice haïtienne, tente-t-il de rassurer.

La Fondation Aristide pour la démocratie et son université ont été mentionnées dans un rapport de l’Unité centrale de renseignements financiers (Ucref).

Par ailleurs, le président élu Jovenel Moïse, dont la prestation de serment est prévue le 7 février 2017, est aussi visé par un rapport de l’Ucref, le soupçonnant de blanchiment des avoirs, pour des transactions financières, suspectes ou douteuses, du 5 mars 2007 au 31 mai 2013. Actuellement, son dossier est au cabinet d’instruction.

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