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Droits humains : Les étudiantes et étudiants de l’Université d’État d’Haïti continuent d’exiger justice pour leur camarade Grégory Saint-Hilaire

P-au-P, 06 oct. 2020 [AlterPresse] — Les étudiantes et étudiants de l’Université d’État d’Haïti (Ueh) ont encore gagné les rues de la capitale, Port-au-Prince, le mardi 6 octobre 2020, pour exiger justice pour leur camarade Grégory Saint-Hilaire, assassiné le vendredi 2 octobre 2020, dans l’enceinte même de l’École normale supérieure (Ens) de l’Ueh, a observé l’agence en ligne AlterPresse.

Les protestataires ont, à nouveau, installé des barricades, avec des chaises et des carcasses de véhicules, en divers endroits, dont l’avenue Christophe, près de l’Institut national d’administration, de gestion et des hautes études internationales (Inaghei) de l’Ueh.

Yo ban nou kou a, kou a fè nou mal ooo ! Yo touye Grèg vre, kou a fè nou mal ooo ! Aba zam, viv edikasyon !, scandaient en chœur les étudiants, qui ont parcouru diverses rues de Port-au-Prince.

Des véhicules ont été incendiés, tandis que plusieurs autres véhicules ont eu leurs vitres brisées, lors du mouvement de protestations de ce mardi 6 octobre 2020.

Des agents de la Police nationale d’Haïti (Pnh) ont dû intervenir, à plusieurs reprises, pour disperser la foule d’étudiantes et d’étudiants protestataires.

Par ailleurs, plusieurs étudiantes et étudiants de l’Université d’État d’Haïti (Ueh) ont aussi manifesté, dans les rues de Port-au-Prince, le lundi 5 octobre 2020, pour exiger justice, pour leur camarade Grégory Saint-Hilaire, tué par balle, le vendredi 2 octobre 2020, lors d’une intervention des agents de l’Unité de sécurité générale du Palais national (Usgpn), à l’École normale supérieure (Ens) de l’Ueh.

Les manifestants ont dressé des barricades de pneus usagés enflammés dans plusieurs rues du centre-ville de Port-au-Prince, notamment à la rue Oswald Durand.

La police nationale a tenté de disperser, à plusieurs reprises, le mouvement de protestations, à coups de gaz lacrymogènes.

Au moins 2 véhicules, immatriculés Service de l’État, ont été incendiés par des individus non identifiés, selon des témoins.

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