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Politique : Une douzaine d’organisations américaines de droits humains dénoncent les pressions du gouvernement étasunien sur Haïti

P-au-P, 02 oct. 2020 [AlterPresse] — Une douzaine d’organisations américaines de droits humains [1] condamnent les pressions exercées par l’administration du président Donald Trump sur les actrices et acteurs haïtiens, pour les porter à appuyer le processus électoral, considéré comme inconstitutionnel, dans une déclaration commune transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

Pourtant, les États-Unis d’Amérique ignorent la recrudescence des violences et des violations systématiques des droits humains, qui menacent la possibilité d’avoir des élections libres, transparentes et inclusives, critiquent-elles.

Ces organisations expriment leurs inquiétudes face aux pressions américaines, qui constituent un exemple dangereux et anti-démocratique, et qui donnent aussi plus de force au régime autoritaire de Jovenel Moïse.

Tout en pressant Haïti de former un nouveau Conseil électoral provisoire (Cep), les États-Unis ont mis en garde tous les protagonistes, qui s’y opposeraient, selon un tweet, en date du 16 septembre 2020, de l’ambassade américaine à Port-au-Prince.

« Haïti doit faire son travail et former un nouveau Cep, avec des membres ayant une réputation d’intégrité, d’honnêteté et de compétence, pour organiser un processus électoral libre et juste. Il y a des conséquences pour ceux qui y font obstacle », pouvait-on lire dans un des tweets, relayant les propos d’un officiel du département d’État non identifié.

Après ces pressions explicites américaines, les noms des membres, déjà contestés, du nouveau Cep ont été officiellement rendus publics, dans un arrêté en date du 18 septembre 2020, publié dans le journal officiel « Le Moniteur ».

Puis, le gouvernement des États-Unis d’Amérique s’est déclaré être dans l’attente d’un décret électoral et d’un calendrier électoral, qu’il estime comme une « étape importante vers les élections législatives », dans un nouveau tweet de l’ambassade étasunienne en Haïti.

Ces organisations de droits humains, signataires de la déclaration du 1er octobre 2020, invitent le gouvernement étasunien à cesser ses déclarations intempestives, qui créent beaucoup d’inquiétudes.

Elles encouragent aussi le gouvernement des États-Unis à dénoncer, de préférence, les violations des droits humains, commises par des individus ayant des connections avec le président Jovenel Moïse.

« Au lieu de supporter l’impunité, les États Unis devraient solliciter des enquêtes et déterminer les responsabilités de celles et de ceux, qui sont impliqués dans les actes de violences. Nous demandons aux membres du Congrès américain de continuer à se solidariser avec Haïti et de dénoncer le support au pouvoir, qui jouit de l’impunité au nom de la démocratie ». [emb rc apr 02/10/2020 11:45]

[1] Les organisations américaines de droits humains, signataires de la déclaration du 1er octobre 2020, sont : American Jewish World Service (Ajws), Center for Gender and Refugee Studies, Family Action Network Movement (Fanm), Gender Action Global Justice Clinic, NYU School of Law, Haitian Bridge Alliance, Haitian Women for Haitian Refugees, Haitian Women’s Collective, International Human Rights Clinic, Harvard Law School, Institute for Justice and Democracy in Haiti, Project Blueprint, Quixote Center.

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