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Plusieurs partis de l’opposition trouvent un accord pour préparer la transition, sans Fanmi lavalas

Publié le 2021-01-25 | Le Nouvelliste

Le  leader de la plateforme Pitit Dessalines a annoncé que des partis politiques de  l’opposition ont trouvé un consensus pour préparer l’après Jovenel Moïse. Le Parti Fanmi Lavalas n’est toutefois pas inclus dans ce consensus. En conférence de presse le lundi 25 janvier, Jean-Charles Moïse a révélé que le secteur démocratique, l’AAA, la FUSION, l’OPL, entre autres, se sont entendus sur une transition de deux ans avec un président issu de la Cour de cassation, un Premier ministre avec un gouvernement de 13 ministères  après le départ de l’actuel occupant du palais national. 

Une frange de l’opposition, la plus radicale, veut trouver un accord politique afin de préparer la fin du règne de Jovenel Moïse qui, selon cette dernière, prendra fin le 7 février 2021. Le leader de la plateforme Pitit Dessalines a présenté le bilan de plusieurs réunions entre cette structure  et d’autres partis de l’opposition, entre autres, le Secteur démocratique et populaire,  l’AAA, la FUSION, l’OPL, Veye Yo, FORCE, d’autres têtes de l’opposition tels que Kély C. Bastien, Evalière Beauplan, Sorel Jacinthe, Paul Denis… qui ont discuté de la transition qui doit démarrer après la fin du mandat constitutionnel de Jovenel Moïse.

Au terme de ces réunions, le leader politique dit avoir concédé plusieurs points  qui ont abouti à une entente. «  J’avais proposé une transition d’une année. Après entente, il va y avoir une transition de deux ans dans le pays. Pitit Dessalines refusait l’idée d’avoir un Premier ministre. Après compromis nous étions obligés de céder puisque tous les secteurs y étaient favorables. Je voulais qu’il y ait seulement 10 ministères ; finalement il y en aura 13. Tous les secteurs se sont mis d’accord pour aller à la Cour de cassation, sauf Lavalas qui campe sur ses positions, c’est-à-dire celles qui optent pour le choix d’un gouvernement de salut public », a expliqué Jean-Charles Moïse. 

Ces compromis ne sont pas des compromissions, met en garde Jean-Charles Moïse, qui refuse l’idée pour  qu’un  politique dirige le gouvernement de transition. Il dit avoir pris la décision d’abandonner certaines de ses exigences afin de soutenir la relance de la mobilisation contre le pouvoir, qui peine à porter fruit alors que, selon lui, le pays est en danger, et pour éviter que ce soit le «Blanc» qui impose ses solutions.

La relance de la mobilisation anti-Jovenel Moïse se fera le 31 janvier 2021

L’ancien sénateur du Nord s’est entendu avec d’autres membres de l’opposition pour les supporter dans le cadre des mouvements de mobilisation qu’ils comptent lancer pour forcer Jovenel Moïse à quitter le pouvoir. Jean-Charles Moïse rapporte avoir proposé la date du 31 janvier pour la poursuite de la mobilisation. « À partir du 31 janvier, il y aura des manifestations au cœur de Pétion-Ville. Les protestataires passeront par Bourdon puis Lalue pour arriver devant les locaux du Palais national d’où ils délivreront un message pour dire au locataire du palais national que son mandat arrive à terme », a-t-il lancé.

Déjà Jean-Charles Moïse annonce que l’insécurité et l’insécurité alimentaire seront prioritaires au gouvernement de transition. De plus, il opte pour l’organisation d’une rencontre nationale qui peut être baptisée conférence nationale, ou états généraux  pour poser des jalons dans le cadre du dossier PetroCaribe. « Après, un Conseil électoral qui reflète la tendance de tous les secteurs sera formé pour organiser les élections dans le pays », a-t-il prévu. 

Une nouvelle  fois, Jean-Charles Moïse précise qu’il n’entend  pas faire partie du gouvernement de transition.  Son plan vise à participer au prochain  scrutin pour présenter son programme politique au peuple haïtien dans l’espoir de devenir président du pays.

Germina Pierre Louis

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