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Les Etats-Unis gardent le cap sur les élections

Publié le 2021-03-31 | Le Nouvelliste

Les Etats-Unis gardent le cap sur les élections avec un CEP décrié dont les membres n’ont pas prêté serment par devant la cour de Cassation, comme l’exige la constitution haïtienne. « Les États-Unis, via @USAID_Haiti, aident le peuple haïtien à se préparer pour les élections en fournissant un soutien technique au @CEP_Haiti, en renforçant les partis politiques et les ONGs et en augmentant la participation des femmes dans la politique haïtienne », a indiqué via Mme Julie Chung, assistante secrétaire d’État au bureau de l’hémisphère Ouest, dans un tweet posté sur le compte de l’ambassade des Etats-Unis, mercredi 31 mars 2021.

« Les États-Unis partagent le rêve d’une #Haïti prospère et résiliente et ont investi dans l’économie, les infrastructures, la santé et les institutions démocratiques d’Haïti grâce à des partenariats à long terme. #PEPFAR », a-t-elle indiqué dans un autre tweet. « Les États-Unis accordent une grande importance aux relations étroites de longue date, l’histoire et les valeurs démocratiques communes avec #Haïti », indiqué Julie Chang. Les Etats-Unis n’ont pas promis d’assistance financière directe alors que le gouvernement Haïtien a déjà déposé 20 millions de dollars Américains dans le basket fund pour les opérations électorales dont le referendum prévu le 27 juin  2021.

Les tweets de Julie Chung interviennent 24 heures après la publication d’un rapport accablant du département d’Etat sur les droits humains en  Haïti qui a passé en revue de sérieux problèmes de violations des droits humains en Haïti comme les tueries illégales, arbitraires perpétrées par des gangs prétendument supportés par des officiels anonymes, l’usage abusif de force par la police, des conditions de détention rudes constituant une menace à la vie, la détention préventive prolongée avant les procès, un système judiciaire sujet à la corruption et à des influences externes, des attaques physiques sur des journalistes, l’expansion de la corruption, de l’impunité et les déficits d’investigation et d’imputabilité des auteurs de violence sur les femmes.    

Il y a eu 960 homicides rapportés entre janvier et fin septembre 2020, selon le BINUH. La commission épiscopale Justice et Paix impute beaucoup de ces morts aux gangs et a appelé le gouvernement à enquêter « sur les forces cachées »  derrière ces tueries. En juin, la FJKL a rapporté l’existence de 150 gangs actifs en Haïti et allégué qu’il y a un support du gouvernement aux gangs, peut-on lire dans ce rapport du département d’Etat Américain.

Roberson Alphonse

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