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Haïti-Politique : Le Cspj s’élève fermement contre les menaces sur ses membres et contre l’arrestation arbitraire et illégale du juge à la Cour de Cassation Ivikel Dabrésil

P-au-P, 08 févr. 2021 [AlterPresse] — Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj) dénonce les pressions et menaces, proférées contre bon nombre de magistrats et tous les membres de la dite institution, signataires de la note du 6 février 2021, constatant la fin, le 7 février 2021, de mandat constitutionnel de Jovenel Moïse, dans une note de protestation dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Le Cspj s’insurge, avec la dernière rigueur, contre l’arrestation arbitraire et illégale du juge à la Cour de Cassation Ivikel Dieujuste Dabresil, à l’aube du dimanche 7 février 2021.

Sous l’accusation de préparation de « coup d’État contre Jovenel Moïse », « complot contre la sûreté intérieure de l’État » en Haïti, la Police nationale d’Haïti (Pnh) a procédé, le 7 février 2021, à l’arrestation de 23 personnes, sur l’habitation Petit Bois (dans la municipalité de Tabarre, au nord-est de la capitale, Port-au-Prince) .

Parmi les personnes appréhendées figurent le juge à la Cour de Cassation Yvickel Dabrésil, l’inspectrice générale de la police Marie Louise Gauthier, l’ingénieur-agronome Louis Buteau, la Docteure Marie Antoinette Gauthier.

Le Cspj exige la libération immédiate et sans condition du juge Dabrésil, « qui se trouve, d’ailleurs, dans la catégorie des fonctionnaires, passibles par-devant la haute Cour de justice, selon les prescriptions, de l’article 185 et suivant la Constitution haïtienne, amendée le 9 mai 2021 ».

Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire interpelle l’opinion publique nationale et internationale sur ces exactions, dont sont l’objet les membres du pouvoir judiciaire, particulièrement le magistrat Dabrésil.

Ces exactions ne doivent, en aucun cas, rester impunies, exige l’instance constitutionnelle et légale, chargée de l’administration et du contrôle du pouvoir judiciaire.

Le Cspj a invité le président Jovenel Moïse (de facto depuis le 7 février 2021) à appliquer l’article 134-2 de la Constitution pour lui-même, comme il l’avait fait pour les chambres des députés et un tiers des sénateurs, dans la résolution en date du 6 février 2021, signée par cinq membres sur 6.

Le mandat du président Jovenel Moïse prend fin le 7 février 2021, avait rappelé le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire.

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