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Fanmi Lavalas s’accroche encore au gouvernement de « salut public»

Fanmi Lavalas reste accroché à sa proposition d’un gouvernement de « salut public ». Pour la structure, il est inconcevable d’accorder le pouvoir à une personnalité faisant partie d’une institution aussi décriée que la Cour de cassation.


Contrairement aux autres partis de l’opposition, l’organisation politique Fanmi Lavalas reste encore accrochée à son idée de gouvernement de « Salut public ». Selon Mackenley Raphaël, responsable de la commission politique au sein du parti, pour les dirigeants du parti, le choix d’un juge à la Cour de cassation comme président provisoire, serait contraire à l’esprit de la transition de rupture prônée par l’ensemble des forces vives de la nation. Sur cette base, Fanmi Lavalas n’a pas signé l’Accord Terrace Garden, visant à installer une Commission nationale de transition afin de transférer le pouvoir à la Cour de cassation.

Mais en dépit de ce désaccord sur la façon dont on doit gérer la transition, Mackenley Raphaël tient à préciser qu’il n’y a pas de désaccord farouche entre Fanmi Lavalas et les autres structures de l’opposition. Le responsable de la commission politique croit que Fanmi Lavalas s’est déjà mis d’accord sur les aspects fondamentaux, à savoir, le départ de Jovenel Moise, la mise en place d’un pouvoir de transition qui pourrait poser les bases d’un nouveau système en Haïti, et rétablir la confiance entre l’État et les citoyens haïtiens.

D’après Mackenley Raphaël, ce gouvernement de salut public devrait être composé des personnes qui ont toujours pris de l’engagement en faveur de la majorité, des ressources honnêtes et crédibles du pays. Sa principale mission sera de reformer l’État et de le reconnecter à la population. Il aura aussi comme tâche de rétablir la sécurité publique, la dignité du peuple haïtien ainsi que le respect de la liberté du peuple haïtien. La réalisation du procès pour les massacres commis au sein des quartiers populaires, les gabegies administratives et les stratagèmes de détournement de fonds sont, entre autres, les missions de ce gouvernement de salut public.

Fanmi Lavalas n’est pas contre l’idée d’une nouvelle constitution. Mais la structure croit qu’il faut avant tout convoquer une assemblée constituante pour la rédaction de cette constitution qui doit refléter la réalité de toutes les couches de la population. Et en ce qui concerne l’organisation des élections dans le pays, le parti soutient l’idée d’une mise en place d’un système électoral qui pourrait garantir la réalisation des élections libres, honnêtes et démocratiques.

Concernant le dialogue raté du Sénat de la République, Mackenley Raphaël, estime que l’initiative de Joseph Lambert est un peu tardive. Fanmi Lavalas n’avait pas reçu d’invitation, mais le responsable politique ne croyait pas que sa structure allait prendre part à une telle initiative visant à accorder quorum à des personnalités qui ne le méritent pas. Le responsable critique le fait que le Sénat de la République n’a jamais eu une position arrêtée sur la crise. Pour le leader politique, il est impossible d’engager un dialogue national dans les conditions actuelles du pays, et encore moins sous l’initiative de ces sénateurs.

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