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Insécurité/Kidnapping

L’écolière de Carrefour libérée après plusieurs jours passés entre les mains de ses ravisseurs

Après avoir passé plusieurs jours entre les mains de ses ravisseurs, la jeune écolière de 16 ans, enlevée la semaine dernière dans la commune de Carrefour a été libérée vendredi, a fait savoir au Nouvelliste le maire de cette municipalité, Jude Edouard Pierre. Un oncle de la jeune écolière a confié que sa nièce a été l’objet d’agression sexuelle, torturée puis libérée dans la zone de Portail Léogâne.

« Ma nièce est actuellement avec moi à l’hôpital. Elle est incapable de se tenir sur ses jambes. Elle est très affaiblie. Elle a été battue par les ravisseurs et agressée sexuellement plusieurs fois », a confié notre interlocuteur. « Elle a été libérée à Portail Léogâne. Durant son enlèvement, les bandits ne lui ont pratiquement pas donné à manger », a ajouté avec amertume l’oncle de la victime.

« Je veux simplement dire à la population que ma nièce est actuellement avec nous à l’hôpital », a-t-il ajouté pour couper court aux informations laissant croire que la jeune écolière aurait été tuée.

Shadrac Dumé, directeur de l’école communale de Carrefour, a confirmé à Magik 9 que l’écolière a été libérée en début d’après-midi du vendredi 22 janvier. Le directeur, qui s’est réjoui de la libération de l’écolière, a précisé que la jeune fille est pour l’instant à l’hôpital, accompagnée de ses parents, pour recevoir des soins que nécessite son cas. Shadrac Dumé n’a pourtant donné aucun détail de la rançon versée par les parents de la jeune fille.

Les établissements scolaires n’ont pratiquement pas fonctionné dans la commune de Carrefour depuis la nouvelle du kidnapping de l’écolière. Les élèves du lycée Henry Christophe de Diquini et de l’école communale que fréquente la demoiselle ont organisé plusieurs manifestations dans la commune et renvoyé de force d’autres écoles.

Depuis la fin de l’année dernière, les cas de kidnapping ne font qu’augmenter dans le pays. Les différentes opérations de la police à Village-de-Dieu ou dans le fief du gang «400 Mawozo» à Croix-des-Bouquets n’ont pas permis de les faire baisser. Il ne se passe pas un jour sans qu’il y ait au moins un cas d’enlèvement à Port-au-Prince.

Robenson Geffrard
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