USA: +1-754-4266-3266 / Haïti: +509-4483-9758 | raynaldlouis@gmail.com

Haïti-crise : Protestations à Port-au-Prince, Miragoane et Jacmel, suite à l’enlèvement d’un cadre de l’ONA

Des mouvements de protestations ont été organisés mercredi, à Port-au-Prince (Delmas), Miragoane et à Jacmel, suite à l’enlèvement, la veille, d’Emmanuel Thermézy, un cadre de l’Office Nationale d’Assurance Vieillesse. Les protestataires menacent de bloquer les routes et de paralyser les activités à l’ONA jusqu’à ce que leur collègue soit libéré.

Sur l’autoroute de Delmas, à hauteur de Delmas 19, des employés de l’Office Nationale d’Assurance Vieillesse (ONA), ont utilisé toute sorte d’objets, dont des bancs et des pneus enflammés pour paralyser la circulation automobile dans le but de dénoncer l’enlèvement de leur collègue Emmanuel Thermézy et réclamer sa libération.

Les kidnappeurs auraient réclamé une rançon d’un million de dollars US en échange de sa libération.

Les protestataires, fonctionnaires de l’ONA dénoncent le climat d’insécurité qui prévaut dans le pays, appellent les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour remédier à la situation.

« Nous resterons mobilisés tant que notre collègue ne sera pas libéré et retrouve les siens », ont indiqué les protestataires.

Plusieurs employés de l’ONA ont aussi protesté à Miragoane, dans le département des Nippes, pour dénoncer l’enlèvement de Thermézy et exiger sa libération.

La circulation automobile était fortement paralysée et les protestataires menacent de bloquer totalement la route nationale numéro 2, à hauteur de Miragoane, ce jeudi, si Emmanuel Thermézy n’est pas libéré.

A Jacmel, dans le Sud-Est d’Haïti, des employés de l’ONA ont aussi organisé un mouvement de protestation.

Ces employés affirment qu’ils sont prêts à bloquer toutes les activités de l’ONA jusqu’à ce que leur collègue Thermézy soit libéré.

« Ce n’est pas normal que les citoyens ne puissent pas vaquer librement à leurs activités », ont-ils déploré, appelant les autorités à assumer leurs responsabilités et à garantir un climat sécuritaire dans le pays.

Le premier ministre Joseph Jouthe, qui rencontrait la presse mardi, en sa résidence officielle, a reconnu la justesse des revendications des organisations qui avaient lancé une grève de 2 jours contre l’insécurité.

About the Author

Leave a Reply

*