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Les prix des produits reviennent à la hausse en dépit du décret du MCI

Ce n’est un secret pour personne. Les prix de tous les produits alimentaires, les articles ménagers, électroniques et construction sont repartis à la hausse au niveau de tous les marchés du pays. Si au début du mois de septembre 2020, les prix de quelques denrées alimentaires les plus consommés en Haïti dont le riz, le sucre, le pois, la farine et l’huile de cuisine ont connu une baisse légèrement, vu l’appréciation de la gourde, à l’heure actuelle, c’est tout le contraire au moment où la devise américaine se fait rare sur le marché local.
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Lors d’un tour d’horizon effectué ce mercredi 3 mars 2021 au niveau de plusieurs marchés de la commune de Pétion-ville, des grossistes et des détaillants des produits alimentaires interviewés n’arrêtent pas de se plaindre de la hausse des prix des produits. Selon eux, les prix des produits sont plus que doublés sur le marché à cause de la rareté du billet vert, expliquent-ils.

En donnant des détails autour des prix des produits, Chrismène Joseph, une détaillante qui s’installe au marché Cocoyer sur la Route de Frère, nous permet de connaitre les prix de certains produits les plus consommés en Haïti. A titre d’information, elle fait savoir que le prix d’un sac de riz de 25 kilogrammes qui se vendait entre 1 450 à 1 500 gourdes en septembre dernier lors de la baisse du dollar, est passé entre 1 850 à 2 000 gourdes dans des magasins à Pétion-ville, ce produit accuse une augmentation minimale de 400 gourdes.

Le sac de mais de son côté, se vend au prix de 1 950 gourdes contre 1 450 gourdes en septembre 2021. Soit une hausse de 500 gourdes. Le sac de farine affirme-t-elle, est passé de 2 250 à 2 800 gourdes. Le sac de pois coûte 3250 gourdes dans des dépôts. Le sucre et le blé, le prix du sac est de 1 850 gourdes chacun, rapporte Chrismène Joseph.

Pour faire l’acquisition d’une caisse d’huile dans l’un des magasins de Pétion-ville, il vous faut 3750 gourdes. Au moment où la gourde a pris de la valeur, on avait seulement besoin 2 250 gourdes pour retirer une caisse, indique Mme Joseph.

Au marché « La Coupe », situé aussi dans la commune de Pétion-ville, suite à des informations recueillies, on a constaté que tous les prix des produits alimentaires sont à la une hausse. Petit-mil, lait, cube maggi, œufs, spaghetti, riz local entre autres connaissent une hausse au niveau de leur prix. Le prix d’une mesure (Doum) de riz étranger et de farine est respectivement 60 et 50 gourdes, contre 30 et 40 gourdes en septembre dernier.

Cette commerçante qui étale ses produits dans ce marché dévoile qu’un gallon l’huile se vend au prix de 700 gourdes actuellement. Lors de l’appréciation de la devise nationale, le prix de ce même gallon était de 500 gourdes. Le prix d’une caisse lait coûte au moins 2450 gourdes actuellement. Pour une caisse de spaghetti, il vous faut entre 650 à 900 gourdes dans votre bourse. Pour une marmite de riz local, on réclame un montant de 750 gourdes contre 600 gourdes, il y a six (6) mois. 350 gourdes pour un carton œufs étranger là-bas.

Face à la montée des prix des produits, ces commerçantes poussent un cri d’alarme. Elles qualifient la hausse des prix des produits comme une catastrophe, vu que les ménages fréquentent de moins en moins les marchés pour se procurer de quelques produits de première nécessité.

Chrismène Joseph qui se montre très préoccupée face à cette hausse des prix, dénonce les dirigeant haitiens, qui selon elle, n’a rien fait pour remédier à cette situation. « Depuis des années, c’est grâce à cette activité commerciale que j’arrive a faire l’éducation de mes enfants et a payer de loyer », a-t-elle déclaré, estimant que la hausse des prix risque de plonger la population dans une misère qui pourrait se révéler sévèrement aiguë.

Un consommateur qui a fait le déplacement pour acheter quelques produits dans le marché cocoyer à Pétion-ville n’a pas egalement caché ses propos. Selon cette jeune femme, les actes d’insécurité qui se répètent au quotidien, la cherté de la vie, la mauvaise gestion des choses publiques, sont ensemble des éléments qui empêchent la population de connaitre une vie normale.

Décret du MCI fixant la part des marges bénéficiaires dans la détermination des prix

Il est important de souligner qu’en date du 30 novembre 2020, le gouvernement via le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) a publié un décret, fixant les règles relatives à l’obligation d’affichage des prix, au paiement en gourde et à la part des marges bénéficiaires dans la détermination des prix.

Dans l’article 6 de ce décret, l’Etat haïtien a affirmé que la marge beneficiaire des entreprises ne doit pas dépasser 15% du prix de revient. Trois mois apres la sortie de ce décret, on constate que les pris des produits sont plus que doublés, et aucune arrestation n’a été faite.

Pourtant, les prescrit de cet décret faisant croire que toute personne physique ou personne morale qui ne respecte pas ces dispositions est passible d’une amende. Soit une amende équivalant à 30% des revenus gagnés pendant l’année de la commission de l’infraction, sans que ce montant puisse être inferieur à cinq millions de gourdes et d’un emprisonnement de deux mois à deux ans pour les personnes physiques.

Quant aux personnes morales qui ne respectent ces mesures, ils paieront une amende équivalant à 30% des revenus gagnés pendant l’année de la commission de l’infraction, sans que ce montant puisse être en aucun cas inferieur à 10 millions de gourdes, lit-on dans les articles 8 et 9 du décret portant la signature du président la République et les membres du gouvernement.

Peterson Jean Gilles

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