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« Abattre un étudiant dans l’enceinte d’une faculté, c’est atteindre le sommet de la barbarie et de l’horreur »

« Jamais dans l’histoire de l’Université d’Etat d’Haïti un pouvoir n’est allé aussi loin dans la répression, même durant le règne de la dictature des Duvalier cela ne s’est pas produit. Abattre un étudiant dans l’enceinte d’une faculté, c’est atteindre le sommet de la barbarie et de l’horreur », a soutenu le doyen de la Faculté de droit et des sciences économiques (FDSE), Eli Méus, pour exprimer sa consternation, dans une note concernant l’assassinat de l’étudiant Grégory Saint-Hilaire, vendredi 2 octobre 2020.

« Les assassins sont dans la ville. Certains policiers prennent les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages. On canarde le peuple à travers le pays. Le sang coule à flots. Tous les secteurs sont touchés. Après l’assassinat du bâtonnier Monferrier Dorval, professeur à la FDSE, c’est le tour de Grégory Saint-Hilaire, étudiant en 2e année du département des sciences juridiques à ladite faculté et étudiant finissant à l’Ecole normale supérieure », écrit le professeur Méus exigeant l’arrêt du train de la mort.

Réagissant à ce crime orchestré dans l’enceinte de l’ENS, le conseil de coordination de la Faculté des sciences humaines (FASCH) estime que cet « acte crapuleux et gratuit » ne fait qu’aggraver le climat d’insécurité que connait le pays tout entier et affecte grandement, selon les dirigeants de cette entité, les perspectives de la reprise des cours au sein de l’université.

Dans une note portant la signature du professeur Josué Vaval, le conseil de coordination de la FASCH, condamnant également l’incendie de la bibliothèque de l’ENS, appelle les autorités judiciaires à mener une enquête « sérieuse » pour que justice et réparation soient rendues à la famille de l’étudiant et à l’Ecole normale supérieure.

 Pour sa part, le secrétariat de l’Institut supérieur d’études et de recherches en sciences sociales (ISERSS/ IERAH), dit aussi dénoncer l’assassinat de l’étudiant. Il dit protester contre ce crime et réclame justice en faveur de l’étudiant.

Worlgenson Noël
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