(USA) 1-929-312-0328 infos@haitimedia.com

P-au-P, 29 janv. 2018 [AlterPresse] — A la veille d’une séance prévue le mardi 30 janvier 2018, sur le rapport d’enquête de la Commission éthique et anti-corruption du sénat sur le programme Pétro-caribe, une plainte est formellement déposée contre toutes les personnes suposément impliquées dans la dilapidation des fonds y relatifs.

Cette plainte demanderait à la justice de sévir contre les dilapidateurs des fonds Petro-caribe, précise l’un des initiateurs de la démarche, le Dr Schiller Louidor, également membre du directoire du parti politique Fanmi Lavalas, dans une interview accordée à l’agence en ligne AlterPresse.

La séance annoncée au sénat de la république constitue un simulacre qui va enterrer le rapport de Petro-caribe puisque l’Exécutif détient la majorité au parlement, fait-il remarquer.

« Le rapport de Petro-caribe n’appartient pas au sénat. Le peuple haïtien s’en approprie. Même si Jovenel entend bloquer le rapport au sénat, nous allons entreprendre une action en justice pour que toutes les personnes qui ont dilapidé l’argent du peuple soient jugées » avance Louidor.

Il pointe du doigt l’entourage du président Jovenel Moïse, qui serait impliqué jusqu’au cou dans la dilapidation des fonds de Petro-Caribe, notamment son chef de cabinet Wilson Laleau ainsi que ses mentors l’ex-premier ministre Laurent Salvador Lamothe et l’ancien président Michel Joseph Martelly.

Une séance a eu lieu, le mardi 14 novembre 2017, au sénat, en vue de présenter officiellement le document final de la commission spéciale, chargée d’enquêter sur la gestion des fonds du programme Petro-caribe pour la période 2008 à 2016.

Cette séance a été mise en continuation pour le jeudi 30 novembre 2017, après de longs et interminables échanges entre les différents groupes politiques.

Le sénateur de l’Ouest Antonio Chéramy a invité ses collègues parlementaires à voter en faveur du rapport d’enquête sur le programme Pétro-caribe, à la séance fixée au mardi 30 janvier 2018.

Le document a épinglé plus d’une quinzaine de personnalités – dont deux anciens Premiers ministres, Jean Max Bellerive (novembre 2009 – mai 2011) et Laurent Salvador Lamothe (mai 2012 – décembre 2014) – ainsi que d’anciens ministres, d’anciens directeurs généraux et des responsables de firmes de constructions, impliquées dans des appels d’offres suspects.

About the Author

Leave a Reply

*